Cannibal Ox – The Cold Vein

30/11/2009

Presque un mois d’abstinence. Je commençais sérieusement à avoir des crises de manque (spasmes, vomissements, trouble de la vue, fièvre et je vous passe les détails… ). Comprenez bien que tout est dû à une succession hasardeuse d’événements qui n’ont fait que m’éloigner un peu plus chaque jours de ma terre matricielle : internet. Pour moi cette aventure, ou mésaventure (tout est une question de point de vue) commença lorsque j’appris mon affectation dans cette école de province, il y a déjà plusieurs mois de ça. Fin d’une vie insouciante parisienne, j’allais me confronter a quelque chose d’inédit, d’inconnus pour beaucoup de gens, l’exode citadine… Donc se trouver un appart, emménager, et toutes les conneries qui suivent. Cependant mon appart n’est pas arrivé de suite et j’ai du abuser de la gentillesse d’un gars qui était dans la même situation que moi pour qu’il m’héberge un mois, manque de chance il n’avait pas internet… J’emménage ! Enfin chez moi ! le temps de régler les derniers soucis (frigo, four, éléctrecité, gaz, meubles, facture, baille, crémaillère…). Je me sens enfin près a installer le net chez moi. Et la, le destin s’acharne sur mon sort et tue mon ordi… C’est la descente aux enfers, j’oublie mon malheur dans l’obscurité de ma piaule en écoutant de  la musique, beaucoup de musique (dernier bastion de liberté et de rêverie), mais positivons, ça m’a permis de redécouvrir pas mal d’album que je n’écoutais quasiment plus et c’est le cas notamment du vaisseau intergalactique « The Cold Vein » signé par le duo new-yorkais « Cannibal Ox ». Effectivement l’opus nous vient d’une autre galaxie, d’un autre espace temps, je n’ai jamais réussis à décrire correctement ce groupe, à poser les bons mots, et aujourd’hui bah… c’est toujours pareil ! Les instrus restent toujours autant abstraites, difficile à saisir. Lorsque l’on a enfin l’impression de comprendre toutes les subtilités d’un morceau, l’écoute suivante nous largue une nouvelle fois dans cet univers sombre, froid, métallique… spatial. Comme si cet album avait bénéficié d’une technologie bien en avance sur notre temps. Face à ce monolithe d’anticonformisme, beaucoup se sentiront déstabilisé et ne saisiront pas l’ampleur du duo. C’est une toile abstraite qu’ils nous dressent, même si leurs paroles sont parfois plutôt cru (« My mother said you suck my pussy when you came out… » dans « A B-Boy’s Alpha »), ils ne se bloquent pas la dessus, et nous font partager une réelle passions pour le hip hop, attention pas la passion/festive/nostalgique du soul/funk/hip hop 80’s que beaucoup de groupe partagent (je ne cite personne bien sur, mais suivez mon regard) et qui « commence » à sonner faux. Nan, une réelle passion qui se fout de préjugés et qui ne les enferme pas dans du vu, vu et revu. Vordul et Vast Aire (le pseudo de nos deux « MC’S ») ont une véritable recherche du petit son qui tue, du petit scratch qui est différent, une volonté de faire avancer le mouvement et non pas de le faire régresser. Assez parlé, j’espère que ça vous a donné envie d’écouter cette excellent album…

https://i2.wp.com/vox2.cdn.amiestreet.com/album-art/The-Cold-Vein-by-Cannibal-Ox_b3uXbbIbblAx_full.jpg

Décollage

01. Iron Galaxy
02. Ox Out the Cage
03. Atom – (featuring Alaska/Cryptic)
04. A B-Boy’s Alpha
05. Raspberry Fields
06. Straight Off the D.I.C.
07. Vein
08. The F Word
09. Stress Rap
10. Battle For Asgard – (featuring Life/C-Rayz Walz)
11. Real Earth
12. Ridiculoid
13. Painkillers
14. Pigeon
15. Scream Phenix

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4 Réponses to “Cannibal Ox – The Cold Vein”

  1. Tinmar said

    Du très bon en effet, je l’écoute, l’instru est un ovni, super sacadée, un peu breakcore, ce qui contraste avec le flow de fer maintenu pendant les morceaux, une vraie ambiance.

  2. Tinmar said

    Je relâche un com pour redire: Merci Ertwo pour cette merveille, je ne m’en lasse pas, un des meilleursalbums hip hop que j’ai écouté.

  3. aaron3000 said

    un des meilleurs albums de def jux….il y aurait bien l’album de vast aire aussi…nostalgie quand tu nous tiens!

  4. Quand un ... said

    Il est dans la sélection des 60 albums de la décennie du magazine Tsugi, et ce n’est pas pour rien.
    Il est d’ailleurs au côté de Unreasonnable Behaviour de Laurent Garnier, également chroniqué ici.

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