Seattle est la plus grande ville de l’état de Washington, aux Etat-Unis. Elle compte environ 602 000 habitants, parmi ceux-ci, deux producteurs nommés Adam Straney et Justine Neff. The New Law résultera de la coopération de ceux-ci. Comment décrire leurs musique ? d’après leurs site web  » unique style of instrumental music featuring organic and synthetic hip hop beats combined with evolving soundscapes, dreamlike sax, dusty samples, soaring synths, and pulsing drum machines » rien que ca…si vous ne comprenez pas la citation, vous pouvez toujours vous armer d’un dictionnaire français – anglais ou utiliser les services de nombreux traducteurs en ligne (ceux que vous utilisez pour vos devoirs d’anglais) et vous risquez à de jolie surprises. Le titre de l’album, High Noon, semble être inspiré d’un western produit en 1952 à la vu de la pochette de celui-ci, sinon c’est un album agréable à écouter.

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Tracklist:

01. Sundown
02. Seattle Lights
03. Vaya Con Dios
04. Ghost Town Strut
05. Hell’s Gates
06. Showdown (Fanu Remix)
07. Somebody’s Out There
08. An Old Acquaintance
09. The Trail
10. Fiery Sky
11. Time Stands Still
12. Don’t Wake Up
13. Say Goodbye
14. Corrupt Shadows
15. Barrels Of Bourbon
16. Suicide Doors
17. Cabin Fever
18. As The Waves Crash Against The Rocks
19. Blue Horizon

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Comme me l’a fait remarquer un certain phil, quand je parle d’un beatmaker a tendance dubstep, quasi-systématiquement j’ajoute l’adjectif « C’est l’avenir du dubstep ». Avec l’album de cet excellent duo londonien, mon tic devient réalité. Les deux acolytes sont au minimum une décennie devant nous. Et c’est bien pour ça que je trouve très peu de monde qui appré… Adorent cet opus autant que moi. Si par dubstep vous entendez une énième copie de benga, skream, kromestar, ou pire « Rusko », malheureusement vous faites fausse route. Rappelez vous qu’il s’agit ici de l’avenir, du « future », et avec ça le label Hyperdub ne plaisante pas. Déjà loin devant avec les deux albums de Burial et une multitude d’EP’s, il est maintenant projeté a des années lumières de la sphère musicale anglaise. C’est exactement le ressenti qu’on a lorsque l’on perçoit les première rythmiques, on se retrouve rapidement en train de planer au dessus de l’océan de solaris, c’est reposant, calme, mais en même temps angoissant et inquiétant. Tout comme Tarkovsky avec son cinéma, ils nous poussent a une introspection avec leur musique. La voix de Spaceape est là, nous suivant dans notre périple, tel un guide spirituel, il est notre dernier rapport à la réalité, il nous empêche de perdre pied et de tomber dans les abîmes de la folie. Certes ma description peut faire peur et en refroidira peut être certains sur cet album, mais sachez que quelques chefs d’oeuvres ne se laissent pas atteindre facilement et c’est à nous de fournir l’effort pour les comprendre. Ecoutez le et vous « le » comprendrez peut-être.

http://musicophiliadaily.files.wordpress.com/2009/05/kode-9-the-spaceape-quantum.jpg

Bonne Chance

01. Glass
02. Victims
03. Backward
04. Nine
05. Curious (Featuring Ms. Haptic)
06. Portal
07. Addiction
08. Sine
09. Correction
10. Kingstown
11. 9 Samurai
12. Bodies
13. Lime
14. Quantum

Pour décoller tranquillement : 9 Samurai

Guts Pie Earshot, c’est le genre de heureux hasard que je rencontre sans le vouloir. Assis sur une chaise lisant des prospectus, je tombe sur un article leur étant dédié. Punk-Drum&Bass. Voilà qui m’interpelle, je note ça quelque part, l’oublie, et retombe sur le nom plusieurs semaines plus tard. Quelle claque. Le genre de découverte qui explore un tel pan de la musique que l’on aimerai qu’elle puisse évoluer dans une autre dimension pour décupler les possibilités tellement c’est bon. Aller trêve de parler de moi. Chapter Two, Volume One. Le nom de l’album. Je tiens à noter que ce groupe existe depuis 1993, qu’il est depuis leur séparation avec leur chanteur, composé d’un batteur et d’une violoncelliste. Sur le papier, on a un énième groupe de pop musicale un peu gnan gnan. Seulement voilà. Ces deux bougres sont en plus d’être de terriblement bons musiciens et compositeurs, extrêmement créatifs, et ont quelque chose qui leur est propre. Un bloc de pierre musical taillé dans la glace, animé par des sonorités aigües, une rythmique acoustique très speed emprunte à la drum&bass, ça valse, passe de l’un à l’autre, ambiance lourde et fortement rythmée, passage plus calme très mélodieux, on a toute la force et la grandeur qu’un violoncelle peut offrir.  Les deux musiciens se connaissent par cœur et cela se ressent dans leur musique. N’hésitant pas à pousser les limites de leur instrument jusqu’à l’extrême, avec un peu de disto, on a la perle musicale par excellence, absolument unique, où les musiciens jouent à merveille avec le tempo qui change sans crier garre sur un coup de violoncelle plus aigüe. Foncez, l’expérience vaut le coup d’être tentée.

Track List:

01: Manu

02: Exist

03: It’s Never New

04: If I

05: Butterfly

Un lien pour des cordes

Une vidéo live.

Ça me fait le même effet à chaque fois que je lance cet EP : You Left Us Here est profondément vicieux. On commence cette piste unique de 17 minutes avec une intro qui sonne comme du Oxbow dégénéré, pour enchaîner sur on ne sait trop quelle interprétation tordue de Neurosis. Puis le morceau se lance réellement, un quart d’heure de Hardcore lent, lourd, gras, qui pue l’essence et vous plonge la tête dans la boue. Tout le Hardcore est éviscéré dans Comity, qui prend un malin plaisir à retourner les tripes du genre et à les étaler sur la table pour vous en faire sentir l’odeur, un des trucs les plus malsains que vous ayez jamais respiré. On pourrait presque dire que Comity est au Hardcore ce que Blut Aus Nord est au Blackmetal si la sensation était la même. Mais là où le groupe de Black vous donne un étrange malaise et une position quelque peu inconfortable, Comity a plutôt quelque chose de profondément dérangeant, avec cette voix rocailleuse qui hurle de bout en bout, quelle que soit la musique qui l’accompagne (la voix ferait penser à celle d’Attila sur « De mysteriis dom Sathanas », le style « jme force à faire evil et j’ai l’air assez con » en moins.) Difficile d’expliquer à quel point la musique de Comity est proprement déstructurée, c’est comme si un enfant de 5 ans arrivait à faire un poulpe grand comme sa chambre en lego avec les pièces d’un camion de pompiers, d’un commissariat et d’une ferme; tout s’enchaine à la perfection, on est jamais vraiment surpris, et pourtant pris au dépourvu à chaque variation; cet album aide un peu plus la France à montrer qu’elle sait très bien se tenir loin des clichés en matières de métal, et trouvera parfaitement sa place au rayon « je fais rire mes potes avec mon metal d’intello », entre Nostromo et Deathspell Omega.

Pirater cet album !

J’ai enfin trouvé le courage d’écrire sur Labor Day, après un peu appréhension. C’est sur fond de flow impassible chargé d’émotivité que Ian Bavitz nous a pondu cet album en 2001. Ici les instruments dansent et oscillent, la basse commence langoureusement, puis frétille sur quelques notes plus aiguës. Des samples un peu criards pleuvent, tandis qu’un « Yes Yo » nous perfore le crâne. Ian Arrive, Calmement, et pose ses lyrics avec assurance, parfaitement soutenu par la basse.  Ce que j’admire chez ce rappeur, ainsi que chez Sage Francis, c’est leur faculté à rendre un flow (qui est par essence saccadé et monotone) parfaitement musical. L’univers de cet album est.. étrange, sonorités longues et douces nous emmènent dans l’espace, l’espace d’un moment puis on redescend avec de timides notes fades aux quelles s’ajoutent un beat, et c’est reparti, retour à la réalité, retour à la mélancolie, on pleure l’impuissance de l’Humanité. Cet album sent la tristesse d’un jour pluvieux ou l’on ne veut rien faire. Les instrus évoluent à différentes altitudes, et semblent enchainées, on aimerai qu’elles se libèrent, qu’elles puissent hurler leur frustration, mais l’explosion se fait attendre, et l’on reste dans cette ambiance pleine de tension qui ne se calme que pour changer de piste de lecture. Il reste cependant très beau comme l’ensemble de la production de Ian. Difficile à décrire avec des mots, sa musique rebondit énergiquement en criant la défaite dans des sonorités glacées, blanches, grisâtres. Un Saxophone lointain épaulé par un doux instrument à vent vient péniblement nous réchauffer, mais sans nous bercer d’illusions. La réalité est telle qu’elle est .  Cet album est beau, un enchevêtrement d’ambiances qui en créé une bien particulière. L’expressivité n’est pas issue de clichés, mais créée de toute part, et c’est en cela que j’admire le travail réalisé. Ce que j’en retient, c’est la gravité de l’ensemble, presque subliminale, je comprend le message sans pouvoir mettre de mots dessus, je vois les images sans les identifier. Un très beau voyage à réaliser, plongez y, faites en le tour, car l’album est bon de bout en bout.

La tracklist:

01. Labor
02. Daylight
03. Save Yourself
04. Flashflood
05. No Regrets
06. One Brick
07. The Tugboat Complex Pt.3
08. Coma
09. Battery
10. Boombox
11. Bent Life
12. The Yes And Y’all
13. 9-5ers Anthem
14. Shovel

Game Boy, Zelda, Link, LIEN!

Il suffit de quelques notes au piano dès le premier morceau pour qu’on se sente chez soi. This Will Destroy You ne prend pas trop de risques, on est en terrain familier, et on s’y sent bien : ce post-rock là, on le connaît. La guitare arrive pour distiller quelques notes, puis amener une vraie mélodie lorsqu’un rythme de batterie langoureux pointe le bout de son nez, rien de vraiment inattendu, mais rien de désagréable non plus. Tout est doux, le son a la même couleur que la pochette, on sent que ces 4 garçons ne peuvent qu’être gentils. Et tout arrive d’un coup, comme un Mogwaï, grosses guitares et souffle distordu; le style est maîtrisé, on est pris dedans, on ne se relèvera qu’à la fin de Quiet qui n’a bien de calme que le nom. Les morceaux s’enchaînent toujours avec cette évidente influence du groupe de Glasgow; mais This Will Destroy You maîtrise tellement bien le style qu’on ne s’ennuie jamais, et cet EP va plus loin que le simple plagiat. Parfait pour ceux qui ne se lassent pas de Rock Action, mais qui auraient bien envie d’ajouter un peu de Mono dedans.

Pirater cet album !

Aesop Rock. Avec un nom pareil, je ne m’attendais pas à ça. None Shall Pass, un de ses meilleurs Albums, dévoile un virtuose du Hip Hop. Ian Bavitz se permet ce que peu se permettent. Dialogues musicaux subtiles avec des samples sortis de derrière les fagots, musicalités douces et lyrics agressifs, difficile de ne pas admettre que le bonhomme expérimente.  Réconcilier le rap à la poésie, c’est réussi, mais attention, quand je dit poésie, pas question de niaiserie ou de soleil couchant, on part loin, très loin, »Mars, Uranus, Jupiter, Neptune! », univers onirique, enchevêtrement de sonorités, sur rythmique basique, samples criards par moments. Du Rythm And Poetry à l’état pur. Il donne de la vie dans cet albums, du moins on le discerne. Par moment un réel ovni musical jouant sans complexe avec diverses formes préétablies qu’il s’approprie. Des formes musicales apparaissent dans une brume complexe traversée par des courants de toutes latitudes, scratch posés avec aisance. Il aime jouer avec le vocoder et créé ainsi une multitude d’ambiances qui jouent les unes avec les autres. Avec une pochette d’album illustrée par Jeremy Fish, on se dit, bien sûr, »Choix Judicieux ». Je vous invite par ailleurs à visiter son œuvre, pour faire le rapprochement. Aesop Rock se contente de ne pas faire comme les autres.

Une Tracklist?

01. Keep Off the Lawn
02. None Shall Pass
03. Catacomb Kids
04. Bring Back
05. Fumes
06. Getaway Car (Ft. Cage & Breeze Brewin)
07. 39 Thieves
08. The Harbor Is Yours
09. Citronella
10. Gun for the Whole Family (Ft.El-P)
11. Five Fingers
12. No City
13. Dark Heart News (Ft.rob Sonic)
14. Coffee( Ft. John Darnielle)

Un lien?

Une vidéo?

Comment décrire cet album? En fait, les qualificatifs que l’on pourrait trouver sont aussi mystérieux que l’album ou l’artiste.

Avec une ambiance aussi humide et sombre qu’une forêt scandinave, je ne saurais que déconseiller cet album aux claustrophobes. Et pourtant, ce serait une énorme erreur que de passer à côté.

Entre quatre planches…

Dès le premier morceau, répondant au doux nom de Dunkelheit (ténèbres en allemand), on se sent aspiré dans l’ambiance froide et organique (un peu dans le genre funérarium), avec une agréable mais dérangeante odeur de sapin. Toujours dans le domaine du morbide, dans le deuxième morceau, Jesus’ Tod (La mort de Jésus), la guitare se fait violence, le « calme » qui régnait devient violence, un torrent déferle et vous emporte,
bienvenue dans le monde du Black Metal!

Notons aussi Rundgang um die transzendente Säule der Singularität (Voyage autour du pilier transcendental de la Singularité), pièce épique de 25 minutes et quelques, qui à défaut d’être « TRVE KVLT BLACK METAL » (présence de drone et de synthé « oscillo »), est un des morceaux les plus puissant.

Enfin, Gebrelichkeit II (Décrépitude II), avec ses samples d’eau, vous noie au fond d’un puit. On se prendrait presque pour Sadako!

« Welcome Into the Wild! »

Au delà du côté malsain que peut dégager l’album (et son auteur, Varg Vikernes, amateur de feu de camp), il est si immersif qu’une fois commencé, on ne peut s’en échapper. Sans verser dans le lyrisme (même si c’est déjà bien entamé), je vois cet album comme une métaphore de la nature: d’apparence calme, c’est en s’y plongeant qu’on se rend compte de la violence qui y règne.

POVR ETRE KVLT

Liléa Narrative, c’est un peu la Maison Hantée du Hip Hop Abstract, un écho de douleur samplé. Ça crie, ça grésille, une boule noire chargée d’émotion qui se déverse balayant tout sur son passage. La couleur vire au gris et la mélancolie s’installe, la musique est lacérée de fil barbelé et c’est ça qui est bon. Sur des beats agressifs comme rarement, on en prend plein la gueule. Cet artiste Caennais fait du beau, du très beau, avec du communément laid. Une grande réussite, et une perle rarissime. Chose admirable, cet album est un ensemble à savourer, du graphisme de la pochette aux noms des morceaux, c’est un tout terriblement cohérent qui nous transporte dans son petit monde aux faibles complaintes torturées. Cohérent, mais pas uniforme, il y a une grande variété d’ambiances posées relatives à la ville, l’enfance, ou la souffrance. Un hétéroclisme cohérent, voilà qui définit bien cet album, à savourer comme il se doit.

Aller hop la tracklist:

01: Wagon Du Vice
02: Désir Urbain
03: La Femme Au Lait Noir
04: Buffalos Stance Ft Tes
05: Station Des Enfants Cages
06: Larmes Egales
07: I.C.U Ft Mutha
08: La Comptine Des Caves
09: Le Songe Du Clown
10: Machoire Cut Ft Cowboy
11: La Ruée Vers L’Ours
12: La Petite Boutique Des Symboles

Une bouchée pour papi