The Isley Brothers – The Heat is On (T-Neck Records – 1975)

26/12/2010

Personne n’a jamais réussi à me donner une définition précise du mot « funk » ; et pourtant, ça fait longtemps que le genre musical est présent. Un petit tour sur wikipédia nous apprend que « le terme funk provient de l’argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant », reproche traditionnellement adressé aux noirs par les WASP racistes, et repris ensuite à leur compte par les artistes noirs ». C’est assez simple: certaines personnes comprennent le funk, d’autres pas. Si en écoutant les premiers morceaux de l’album avec des bonnes basses, tu ne bouges pas au moins UNE SEULE PARTIE DE TON CORPS (même la tête), eh bien tu n’as rien compris, passe ton chemin.

Les fondateurs s’appellent O’Kelly Isley Jr, Rudolph Isley, Ronald Isley et Vernon Isley (devinez d’où vient le nom du groupe!). Comme presque toute bonne formation soul/funk des années 70, les Isley brothers avaient déjà démarré une carrière gospel puis R&B 20 ans plus tôt. C’est en 1959 qu’ils atteignent les hit parades grace à leur succès doo-wop « Shout » puis en 1962 avec « Twist & Shout » (fameux morceau repris une année plus tard par les Beatles). Après un petit tour par la Motown, les frères démarrent à la fin des années 60 leur propre label « T-Neck Records » d’où sera issu leur album « 3+3 ». C’est le début la période en or pour le groupe: le son R&B dont ils s’étaient fait connaître jusque là se voit teinté d’éléments rock, soul et bien sûr de funk.

Et c’est en 1975 que sort « The Heat is On », album qui atteindra la place n°1 dans le billboard 200 des Etats-Unis. Le reste fait partie de l’histoire.  L’impact de ce groupe sur la musique afro-américaine est énorme: crochets, « back-beats », riffs à double basse… Leur longévité est aussi impressionnante: les Beatles leur sont redeveurs d’un gros succès, ils ont été contemporains de la Motown, James Brown et Marvin Gaye, ils ont réussi à survivre à tous les courants musicaux de musique noire américaine jusqu’aux années 80 (en passant par le disco et l’electro-funk) ; ils sont même vus par de nombreux artistes de gangsta rap comme les obscurs initiateurs du courant g-funk! (Ron Isley viendra chanter en 1997 sur le tube « Smokin me out » de Warren G).

Composé de 6 morceaux, l’écoute du LP se fait assez rapidement. La première moitié est composée de véritables petites perles pleines de groove, tandis que le reste de l’album passe dans un registre plus smooth, toujours de très bonne qualité (les synthés et la basse de « Sensuality » me donnent des frissons dans la nuque tandis que la superbe voix de Ron Isley ferait mouiller euh… craquer n’importe quelle demoiselle qui venait à l’écouter).

Voilà, que dire de plus… Enjoy!

Track 01 – Fight the Power
Track 04 – For the Love of You


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